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Association d'Histoire Sociale CGT de SNECMA - Groupe SAFRAN
La CGT du Groupe SAFRAN 94 Rue Jean Pierre Timbault 75011 Paris
REUNION DE BUREAU DU 3 AVRIL 2012
Ordre du jour :
Point sur notre activité :
Godart : Suite à notre assemble générale, trois points ressortent des débats
- Comment faire participer les actifs
- Ecole professionnelle – travail manuel et intellectuel
- Activité de notre association vers SNECMA ET SAFRAN. Nous devons nous concentrer sur SNECMA car il faut d’abord réussir à faire travailler les centres SNECMA sur nos activités, ce qui est loin d’être acquis aujourd’hui. Il faut absolument mieux accrocher les camarades du centre de Gennevilliers à nos travaux. Notre publication sur 1988 peut nous aider à cette tâche.
BULLETIN N°16 ET PREPARATION N° 17 :
Satisfécit du bureau sur le numéro 16. Celui est bouclé dans les délais et à ce jour, a été expédié à tous les abonnés ainsi qu’aux syndicats SNECMA.
Le N° 17 est en préparation. Il se composera d’un édito - d’un article sur 1988, deux autres sur l’Algérie et le stade Grosselet (du nom d’un héros de la résistance), anciennement piscine de la gare, qui fut acheté en 1954 pour en faire le siège du CCE SNECMA ainsi qu’un gymnase pour les sportifs de Snecma Sports.
Point sur nos futures initiatives sur la grève de 1988 (1500 frs)
Godart présente la trame sur 1988
1) LE CLIMAT SOCIAL
1.1 Politique gouvernementale
l981 : les espérances
1982 : blocages des salaires
Les déceptions
Les pertes du pouvoir d’achat - l’inflation - les profits patronaux et des banques
Le non financement de la recherche, développement et industrialisation de la Snecma par le gouvernement oblige la société a emprunter et à s’endetter largement aux banques
2500 f / mois par salarié c’est le remboursements des emprunts aux banques
Depuis 1982 la productivité a augmenté de 60% pendant que le pouvoir d’achat des salariés diminuait de 8% (indice INSEE) sans compter les augmentations des cotisations sociales de 6%
La politique de la DG SNECMA
82-87 : perte de 8 %
Pertes salariales de 6.3 % sur les prix
Pertes de 1.7% sur les A I pour compenser partiellement la RTT
1986 AG 0 % et AI 0.8 - 1987 AG 0.7 % et AI 0 % - 1988 la DG propose 3.5 % d’augmentation AG 2.1 % dont 1 % au 1er mars AI 1.4 %
Indice des prix 2.5 % soit une nouvelle perte du pouvoir d’achat de 0.4 %
40 moteurs CFM56 c’est 6% de la production annuelle (660 moteurs)
Ces 40 moteurs représentent la revendication des 1500 F pour tous
2) LE DEMARAGE DES LUTTES
3) LE DEVELOPPEMENT DES LUTTES
3.1 Gennevilliers
3.2 Villaroche
3.3 Corbeil
3.4 Suresnes
3.5 Le siège
3.6 Boulogne Billancourt
3.6 Les filiales
4) LES FORMES DE LUTTES
Un mouvement à l’offensive
Ne rien imposer, ne rien opposer
Démocratie syndicale
Démocratie ouvrière
4.1 Luttes différentes
Sur un même centre
D’un centre à l’autre
Les contrats précaires CDD
Le 14 avril à Villaroche : les techniciens des marques civiles soutiennent les grévistes par une pétition
Unité d’action
Les temps forts
7 avril manif de la maison de la radio au siège
12 avril manif chez Dassault
12 avril Sainjon à W
13 avril manifs au GIFAS, Snecma, Aérospatiale, Turboméca, Messier, Hispano, Dassault,….
26 avril manif à Melun et devant le tribunal
Tribunal de Nanterre pour 2 camarades de Gennevilliers
28 avril manif à Gennevilliers
Le 1er mai
3 mai manif à Rolland Garros
10 et 11 mai occupation du siège par les négociateurs CGT et 2 de la CFDT
Le 10 mai alors que la DG impose un accord de fin de conflit au rabais durant cette négociation le boulevard périphérique est bloqué. La direction quitte la séance en claquant la porte. La délégation CGT et 2 représentants CFDT refusent de suspendre les négociations. Ils sont pris en otage par la DG et enfermés dans les locaux syndicaux sans accès aux sanitaires et téléphone coupé
23 mai conférence de presse à W
Externalisation des luttes
Les luttes extérieures :
La coordination CGT
Les syndicats
Le comité de grève
4.3 Des luttes importantes pendant les présidentielles
le 26 mai : Rocard et Delebarre (nouveau gouvernement) reçoivent les O S et leurs disent qu’il appartient à la DG de régler le conflit. Le gouvernement n’a pas à intervenir dans les entreprises même nationalisées
5) LA LONGITIVITE DE LA LUTTE
Proposition d’une grille salariale intégrant les 1500F (tract jaune de la coordination du 16 avril)
Les comités d’entreprises Snecma
Les entreprises et syndicats
Les municipalités
Les initiatives diverses
A Villaroche, une carte de crédit est imaginée et réalisée. La carte de crédit X à 10 F pour la solidarité envers les grévistes mise en vente à partir du 20 Avril. Elle suscite un réel engouement : vente sur les manifs, les supermarchés…
6.1 Les difficultés et les points forts
6.2 L’unité
6.3 Le comité de grève
6.4 La DG le mur de l’intransigeance
La signature de Capillon : l’œuf
Le 55 mars la DG propose 3.5 %
Le 22.4 la DG propose une enveloppe de 3.8 % un carcan
FO CFTC et CGC montrent une volonté pour négocier ces 3.8 %
les propositions de la SNECMA 48 F pour les bas salaires et + 0.4 %
Une revendication juste : la SNECMA peut payer, elle en a les moyens
Les intérêts d’emprunt payés aux banques par la SNECMA :
2500 F par mois par salarié
Le 9 mai projet de fin de conflit refusé par toutes les O S
La DG exige que les O S soumettent ce projet à l’ensemble du personnel
19 mai Capillon fait un appel solennel à la reprise du travail et précise l’ultime délai pour la signature du constat fin de conflit au vendredi 20 mai à midi
24 mai le mur de l’intransigeance se fissure : la DG propose 3.8% AG 2.1 ; 1 en mars et 1.1 en novembre AI de 1.7 1 en juin et 0.7 en octobre ainsi qu’une formule d’intéressement de 1500 F pour 3 ans. Si le conflit persiste il fera appelle aux forces publiques
la DG ajoute des propositions sur la prévoyance mais celles-ci seront négociées en juin
24 mai la DG informe tous les salariés qu’à G- W et BB la libre circulation des personnes et biens est rétablie et qu’en contre- partie les sanctions ont été levées MENSONGE que le constat de fin de conflit en absence de signature pourra être cependant appliqué
6.5 Le gouvernement
6.6 Le médiateur
Mr MIGNOT Nommé le 14 avril il arrive devant les grévistes rassemblés au siège en Porche à la 1ère négociation
2 mai : après avoir démissionné il est reconduit par le TGI de Nanterre
Une délégation se rendra à l’appartement du médiateur
6.7 Les provocations
21 avril : incident du camion de soude à G
Le PDG intervient après 6 semaines de lutte, il rappelle qu’il est le patron de l’entreprise, qu’il faut cesser le mouvement et attribue une prime exceptionnelle de 1450F afin d’avantager les salaires les moins élevés
A W, le chef du personnel vient couper l’électricité aux postes des grévistes aux entrées du centre
11 mai la DG réunie à Corbeil 3000 personnes : seuls 15 directeurs et hauts cadres acceptent les propositions, les autres refusent les dernières propositions de la DG
22 mai Lucan essaie de sortir un camion chargé de 2 moteurs
il déploie une cinquantaine de cadres pour faire sortir deux moteurs et désigne devant un huissier le nom de 7 grévistes tous de la CG, membre du comité de grève et encartés à LO ou LCR
6.7 La justice
Très rapidement nous avons à faire, après un léger soutient dans ses prises de décisions, à des intimidations de la justice à la botte du grand patronat
Les huissiers sur les centres et leurs listes
La pression de GE pour récupérer des moteurs et les pénalités pour retard de livraisons de moteurs pour SNECMA : 120 moteurs de retard
TGI Nanterre 2 mai exige la liberté d’accès aux locaux pour les non-grévistes à Gennevilliers
26 avril : tribunal de Melun : tract à la population du salaire d’un OS3 ou P1 tous les élus CGT et une partie de la CFDT sont traduits en justice
6.8 Les Médias
Si au début du conflit les médias ont bien suivi le conflit, ils ont par la suite pris fait et cause pour la DG et le patronat
Le 24 mai, les grandes chaînes de télés relient le mensonge de la DG en annonçant aux J T et dans les radios que le conflit Snecma est terminé et que le travail a repris
Seul, le journal l’HUMANITE va suivre l’intégralité du conflit, des manifs et des négociations avec 55 articles
Voir presse- book Humanité
28 juin une délégation CGT de W est reçue par le journal
26 mai levé des piquets de grève
Retard 120 moteurs
9.1 Les luttes dans la Snecma
9.2 Les luttes dans les secteurs de la métallurgie
9.3 Les luttes dans de nombreuses entreprises françaises
L’après 88 à la Snecma
2008 : salaires et emploi
Claude Ven intervient pour souligner l’impact de ce conflit sur l’extérieur. A Brest, les ouvriers étaient étonnés par le contenu de cette revendication et pourtant en octobre 1998, les 1500 francs pour tous étaient repris par eux lors d’un conflit. Snecma a été précurseur dans les futures luttes sur cette revendication d’augmentation des salaires.
Sovy pense que la fédération a joué son rôle avec une enquête de salaire qui a été repris par les salariés. Cette enquête a permis la prise de conscience des salariés en rappelant que les travailleurs Chausson ont été les premiers à se lancer dans cette revendication.
Participation et compte-rendu des différents colloques et réunions.
Dominique Guyot informe qu’il prend contact avec les deux universitaires qui ont réalisés leur mémoire sur le syndicalisme à la SNECMA dans les centres de Gennevilliers et Corbeil.
La participation de l’AHS aux différents colloques et réunions a été constante.
QUESTIONS DIVERSES
Boucheny demande qu’un point soit effectué sur la liste de nos envois. Une mise à jour doit être nécessaire pour la liste des relations extérieures.
Souques est d’accord pour faire le point sur cette question. Actuellement, ce sont 100 bulletins qui sont envoyés par la poste en complément des envois internet effectués par Sovy.
La prochaine réunion de bureau est fixée au Jeudi 14 Juin à 9 h 30 à la FD.
Ordre du jour :
Bulletin n°17
Grève d 1988
Liste des envois à mettre à jour
Etat des cotisations
Questions diverses (biographies)
Sovy pense qu’il faut faire une fiche de renseignement pour les militants Snecma