16 février 2024

 

BUREAU DU VENDREDI 16 FEVRIER 2024 à 10 h en visio

Présents : Alexia Brun – Maud Chalon – Alain Janvier - Christian Jouanno – Michel Legac – Henri Souques

Thierry Sovy

Excusés : Serge Boucheny – Jean-Claude Pradeau

 

Ordre du jour :

  1. Finalisation du livre portant sur le mémoire d’Alexia sur Gnome et Rhône    
  2. Préparation de notre prochaine AG du 21 mars 2024
  3. Préparation du N° 44
  4. Point sur les adhésions et effectifs de l’association
  5. Questions diverses
  1. Finalisation du livre portant sur le mémoire d’Alexia sur Gnome et Rhône :

Sovy nous informe que le livre est en cours de finition. Un des objectifs est qu’il puisse être présenté lors des assemblées générales des retraités en préparation le 15 mars pour W et le 18 mars pour Corbeil. Les corrections devront être effectuées pour le samedi 24 février. Il restera à le faire valider par les archives de Villaroche avant de l’expédier à l’imprimerie de la CGT à Montreuil.

Maud Chalon aborde la question du prix du livre. Il faudra incorporer dans son prix de vente les frais d’expédition. Il semble que le prix ne pourra être inférieur à 20 € qui est un prix mini que l’on peut voir dans la vente de livres sur l’histoire sociale.

Alexia aborde la question des expositions qui pourraient être organisées dans les CSE pour la vente et la connaissance du livre. Cette exposition existe déjà. Il suffit de la ressortir des cartons. Elle poursuit les corrections avec Sovy dans le cadre de la finition du livre avant tirage.

Janvier nous fait part de ses soucis de santé qui l’ont tenu éloigné de nos réunions. Son internet est également malade de par un piratage qui l’oblige à reformater toute sa boite mail et ses contacts.

Sovy revient sur la lutte actuelle des salariés de l’ensemble du groupe SAFRAN. Les négociations salariales sont dans une impasse et les salariés accompagnés de leurs organisations syndicales se sont retrouvés devant les grilles du siège social. Alors que le Chiffre d’affaires a augmenté de 24,5 % et que son résultat financier explose à 4 milliards, la DG se contente de proposer des augmentations salariales de 3,5 à 4 % (AG et AI comprises), ce qui ne peut pas passer en période d’inflation galopante.

  1. Préparation de notre prochaine AG du 21 mars 2024 :

L’assemblée générale est prévue à Paris le 21 mars 2024 à 9H30 à la Maison des métallos rue JP Timbaud.

Sovy a réservé la salle et va contacter le traiteur pour le buffet de Tapas qui nous sera servi après la réunion. Il prépare son rapport qui portera sur le travail réalisé, le bilan d’activité, les perspectives de travail pour l’année et le renouvellement du bureau que Maud chalon présentera sur un diaporama complété par un point sur la trésorerie et les effectifs.

 Janvier pose une question : Qu’est-ce que l’AHS ? Ne doit-on pas étendre notre action au groupe SAFRAN. Il a dans ses archives ses écrits sur la véritable histoire du groupe SAFRAN. Il s’engage à nous envoyer ses textes à notre demande.

 Une autre histoire commence dans le cadre du réchauffement climatique. SAFRAN étudie un nouveau propulseur OPEN ROTOR. En rupture technique totale avec les turboréacteurs, il a pour objectif de réduire la consommation de carburant de 15 %.

Nous en sommes au début d’une nouvelle histoire qu’il faudra raconter alors que le CMF 56 a aujourd’hui 50 ans. Nous avons largement fait connaitre, par nos écrits, la lutte de la CGT et du personnel pour la sortie de ce premier moteur civil dans les années 70.

  1. Préparation du N° 44 :

Il sera composé d’un article sur la commémoration de Manouchian et ses camarades au Panthéon et un compte rendu de l’assemblée générale.

Maud Chalon fait état d’une réflexion d’un ancien Camarade de la Fédération qui voit des erreurs ou des oublis dans l’article sur Manouchian dans notre numéro 43.

Legac conteste cette intervention et rappelle l’histoire. C’est bien la CGT-U qui était à l’origine de la création de la MOE au début des année 1920. Début 1930, en raison d’importants flux de réfugiés, le PCF reprend ce concept d’organisation par groupe de langue en MOI. C’est en sa qualité de responsable de la MOI qu’il a été traqué par les brigades spéciales de la Police Française.

Manouchian n’a eu aucune responsabilité particulière dans la CGT et à partir de son adhésion au PCF en 1934, toute son activité militante a été consacrée au PCF parmi les arméniens de la région parisienne.

Manouchian a travaillé comme tourneur chez Citroën quai de Javel puis à l’usine d’Arnage chez Gnome et Rhône pendant 6 mois du 22 janvier à mi-juillet 1940 comme le montre un document officiel des archives SAFRAN que nous avons publié dans le numéro 43.

Point sur les adhésions et effectifs de l’association :

Maud Chalon fait le point. 24 adhésions à ce jour mais beaucoup de camarades attendent l’AG pour renouveler l’adhésion.

Questions diverses :

-Maud Chalon désire se consacrer à la communication à l’intérieur du bureau. Ce poste devient de plus en plus important avec le site internet qu’il faut faire vivre. Christian Jouanno est d’accord pour prendre le poste de trésorier. L’assemblée générale devra se prononcer le 21 mars 2024.

Le bureau décide que les PV de Bureau doivent être envoyés à l’ensemble des adhérents afin de mieux faire vivre notre association. Le secrétaire enverra tout d’abord le PV aux membres du bureau pour correction de leur intervention.

Le PV définitif sera expédié à chaque adhérents par internet.

-Le CSE de SAFRAN St Quentin en Yvelines nous a demandé un exemplaire de chacune de nos publications afin de les exposer à leur Bibliothèque. C’est une avancée dans le cadre de la reconnaissance de notre AHS dans les CSE de SAFRAN. 

La date de la prochaine réunion de bureau sera décidée le jour de l’AG.

Alain Janvier nous annonce le décès d’Alain Calvinhac qui était un ancien délégué du personnel à la SEP Bordeaux. C’était un défenseur infatigable des droits et revendications des salariés à son poste de représentant syndical CGT au CCE de la SEP, société qui faisait partie à l’époque du Groupe SNECMA.

Nous vous présentons l’hommage qu’il a écrit pour son Camarade Gérard le 22 Février 2024

Mon dernier hommage à Gérard.

En ce qui me concerne, j’ai eu   l’heureuse occasion de faire connaissance avec Gérard durant la courte période durant laquelle j’ai séjourné au sein de la SEP (Société Européenne de Propulsion). J’ai, en effet, passé 3 années, de1989 à 1991 dans la Division « Traitement d’Image ». Celle-ci, qui avait initialement, démarré à Vernon, dans l’Eure au côté de l’activité « Propulsion des lanceurs » (Ariane), avait fait l’objet d’un regroupement dans les bureaux des tours de La Défense, près de Paris, constituant ainsi un pôle de compétence centré sur le   traitement des données acquises par les satellites d’observation de la terre, du type SPOT, HELIOS, etc... Gérard était bien sur le site du Haillan, près de Bordeaux, affecté aux systèmes de propulsion solide, mais le mandat de Représentant Syndical CGT qu’il avait revêtu au Comité Central d’Entreprise de la SEP, l’amenait par la force des choses, à se rendre à Vernon dans le Département de l’Eure pour assurer pleinement le mandat qui lui incombait.

Ainsi, lorsqu’est arrivé le projet de contrat de Traitement d’image que la Direction SNECMA et donc celle de la SEP souhaitaient conclure avec l’Afrique du Sud, j’ai pris conscience du fait que tout n’allait certainement pas marcher tout seul. Rappelons-nous le contexte. Nous sommes en 1990 :

  • Nelson   Mandela purgeait une sanction pleinement raciste de prison au bagne de Roben Island,
  • Le jeune homme Albertini qui poursuivait sa fonction de coopérant était sous la menace d’une sanction analogue,
  • Le régime d‘Apartheid battait son plein,
  • Les appels à l’isolement du   gouvernement d’Afrique du sud se multipliaient aux 4 coins de la planète.

Quand donc je prends conscience qu’une très forte majorité de salariés de notre  division de la SEP est prête à refuser de travailler sur le projet de « station de télédétection » en

Afrique du Sud, quitte à encourir des sanctions en lien avec l’enjeu du projet, je me dis qu’il ne reste qu’une seule chose à faire : battre le banc et l’arrière-ban de tout ce  qui   peut se considérer comme prêt à ne pas laisser faire. Je n’avais aucun contact avec la CGT sur la SNECMA, ni au niveau du Groupe, ni  au niveau d’une filiale.

Je ne vous ferai pas l’injure de vous décrire les méandres qu’il m’a fallu suivre pour établir le contact avec Gérard. Mais la suite des évènements nous a prouvé que nous avions tiré le bon ticket. Lors d’une rencontre tenue dans un contexte de discrétion à toute épreuve, il me fait la proposition suivante : inscrire la question du contrat avec l’Afrique du sud à l’ordre du jour du Comité Central d’Entreprise, et, si le contexte s‘y prête, faire voter   le CCE de la SEP : POUR ou CONTRE la signature de ce contrat. Je donne mon accord à Gérard. Il sent l’objectif à sa portée. Comme il s’y attendait, une majorité d’élus contactés dans la foulée rencontre un large consensus.

La mise à l’ordre du jour du vote est rapidement décidée. La date du vote au CCE est rapidement fixée. On sent le PDG de la SEP dépité. Lors de la réunion préparatoire, le moment du vote arrive. Le succès du NON n’est pas flagrant. Une dernière hésitation. Gérard ne cède pas. Le vote aura bien lieu.

Vient le jour du vote. Le PDG se sent requinqué par le résultat du vote de la réunion préparatoire. Il sort sa dernière « botte de Nevers ». Il demande un vote à bulletin secret. Gérard fait le forcing pour gagner un vote public.  On vote sur le vote. Gérard est battu. On vote sur le contrat.

COUP DE THEATRE : le NON est en nette progression par rapport aux prévisions. Le NON l’emporte très nettement.

Je n’en dirai pas plus.  C’est au travers ce genre d’expérience que l’on mesure la qualité humaine d’un individu. Nous avons un impérieux besoin d’un nombre très important de personnes comme Gérard. C’est avec une force de caractère de ce type que l’incertitude pessimiste peut se transformer en conviction optimiste. Et que le monde peut enfin se mettre à tourner dans le bon sens.